Coup de projecteur sur le Pentax K-1 Mark II chez Pierre-Anthony Allard, le sculpteur de lumière

Blog


Entrer chez Pierre-Anthony Allard, c’est pénétrer un univers à part, chaleureux et réconfortant. L’homme n’y est évidemment pas étranger : accueillant, toujours souriant et bavard, la mise à l’aise est immédiate. Et c’est tant mieux. Car ce petit appartement situé à deux pas du cimetière de Montmartre est aussi le studio de l’ancien directeur du Studio Harcourt, où il est entré « sur un mensonge » en 1983 en qualité d’informaticien avant d’en prendre les rênes en 1992. Lorsqu’il quitte Harcourt en 2007, il lui faut retrouver un lieu de vie et de travail. Ce sera donc ce coup de cœur rue Ganneron et voilà son nouveau studio installé « entre le lit et l’armoire », comme il le dit lui-même. Ainsi, le sujet du portrait se retrouve dans un contexte « familial », dans une « intimité rassurante ». Un petit café dans la cuisine ouverte attenante et l’on passe bien plus aisément côté studio, sous les projecteurs de ce sculpteur de lumière. Pour détendre un peu plus l’atmosphère, il passe du Sinatra en fond sonore ou propose un blind test pointu à Francis Huster : « Pendant qu’il cherche, il ne pense pas, explique-t-il dans un sourire. Parce que c’est très dur d’être sous cette lumière. Là, il s’échappe de la problématique. »

Alors qu’il se prépare pour un Facebook Live organisé avec Pentax, dont il est l’un des ambassadeurs, Pierre-Anthony Allard virevolte d’un sujet à l’autre avec l’aisance d’un acrobate. Mais la lumière reste son sujet de prédilection. La technique ? « Je n’y connais rien », lâche-t-il malicieusement. C’est d’ailleurs pour ça qu’il est si à l’aise avec le Pentax K-1 Mark II dont il vante la prise en main immédiate : « Le plus important en photographie, c’est d’avoir un appareil qui vous convient. » Sur un tabouret trône d'ailleurs l'autre appareil fétiche du photographe, le Pentax 645Z, un moyen format pour les professionnels qui ne quitte jamais son studio, « une Rolls » dont le bruit du déclencheur est « une musique » aux oreilles de notre hôte. Sur le terrain, comme lors du festival de Cannes en mai dernier, Pierre-Anthony Allard emporte en revanche avec lui le K-1 Mark II. Et un bon zoom : il ne s’en sépare jamais car il lui offre la liberté de cadrer comme il veut et de mettre n’importe qui en valeur, même la personne la moins à l’aise devant l’objectif. Le tout, c’est « de provoquer une expression, il faut que le visage s’allume ! »



Mais revenons à cette fameuse lumière, celle qui a fait la marque de fabrique du Studio Harcourt et que Pierre-Anthony Allard aime comparer à de la haute couture, « du sur-mesure ». Il y a évidemment ce modelé, ce relief créé à partir de cinq sources d’éclairage en hommage à Rembrandt, maître incontesté de la lumière et de l’ombre. Et puis il y a surtout l’observation, l’apprentissage. « Pour apprendre la lumière, il faut aller au cinéma », dit cet amateur de l’expressionnisme allemand et du glamour de l’âge d’or hollywoodien. Regarder, aussi, le travail des autres et y puiser l’inspiration. Pierre-Anthony Allard exposera pour sa part quelques clichés pris au K-1 Mark II sur le stand Ricoh Imaging / Pentax au Salon de la Photo, du 8 au 12 novembre 2018, porte de Versailles à Paris.

Pour revoir les 35 minutes du Facebook Live organisé par Pentax avec Pierre-Anthony Allard, c'est ici :