Accélérer l’intelligence artificielle avec la nouvelle puce à autoapprentissage Intel ?

Le travail d’Intel Labs a permis de développer une puce neuromorphique à autoapprentissage, supérieure à tout ce qui avait été fait auparavant : la puce de test Loihi. Celle-ci reproduit un certain nombre de fonctions du cerveau et apprend à partir des retours offerts par son environnement. Cette puce basse-consommation utilise les données pour l’apprentissage et l’inférence, et devient plus intelligente avec le temps. Elle n’a pas besoin d’être entraînée de façon traditionnelle, ce qui demande une approche novatrice basée sur les impulsions asynchrones.

Par Dr Michael Mayberry
vice-président et directeur général d’Intel Labs pour Intel Corporation

« Imaginez un futur où les décisions les plus complexes seraient rendues plus simples, plus rapides et s’adapteraient aux circonstances ; où les grands problèmes sociaux ou industriels trouveraient des solutions autonomes grâce à l’expérience acquise.
Un futur qui utiliserait des applications de reconnaissance d’image pour analyser les vidéos des caméras urbaines et résoudre rapidement les affaires de disparition ou d’enlèvement.

Un futur où les feux rouges régleraient leur rythme en fonction du trafic, réduisant les embouteillages et optimisant la circulation.
Un futur où les robots seraient plus autonomes, et les performances optimisées.

La collecte, l’analyse et la prise de décision à partir de données naturelles – dynamiques et non-structurées – entraînent une croissance importante de la demande en calcul ; celle-ci pourrait dépasser les architectures CPU et GPU classiques. Pour répondre au rythme effréné de l’évolution technologique et permettre à l’informatique de dépasser les seuls PC et serveurs, Intel travaille depuis six ans sur des architectures spécialisées qui accélèrent les plateformes de calcul traditionnelles. Intel alloue également des investissements et des ressources de R&D à l’intelligence artificielle (IA) et à l’informatique neuromorphique.